La synthèse de l'accessibilité Linux dans un seul ordinateur

Un article de WikiDV.

Edité par Texou le 25 février 2010 à 17:19 (CET)


Depuis longtemps les systèmes Linux offrent une accessibilité par sznthèse vocale, en braille et agrandissement. L'accès est possible tant aux interfaces en ligne de commandes, ou console, qu'à celles graphiques.

Toutefois, plusieurs limites ont inspiré un projet de synthèse du meilleur de l'existant à une jeune société, HHypra.

Sommaire

Historique récent

A grands traits, disons que GNU/Linux est devenu accessible dès le début des années 2000. A cette époque, seule la ligne de commande était accessible, à certains experts ou passionnés. Des afficheurs braille fonctionnaient, ainsi que des synthèses vocales matérielles. Des fonctionnalités d'agrandissement des polices étaient également disponibles, tout comme des jeux de couleurs.

En 2004, la décision a été prise de lancer un mouvement, soutenu par Sun, pour rendre les interfaces graphiques de Linux accessibles. C'est sous ce double mouvement qu'est né Orca, le lecteur d'écran, et GNOME, avec sa flexibilité et sa simplicité.

Mais en 2011, trois évolutions importantes ont transformé les choses. D'abord, Sun a été racheté par Oracle, qui n'a plus souhaité financer ce mouvement. GNOME a alors bénéficié du soutien de Redhat. Parallèlement, Canonical, la société derrière Ubuntu, a réaxé tous ses efforts sur un bureau innovant: Unity. Enfin, GNOME a décidé de rompre avec ses logiques fondatrices, via une version 3.0.

Ces évolutions ont pesé sur l'accessibilité. Le rythme de développement et de débogage a ralenti, et le passage à Gnome3 a connu une forte régression. Les utilisateurs déficients visuels se sont alors tournés vers Vinux, distribution basée sur Ubuntu mais dédiée aux déficients visuels, donc adaptée.

En 2014, une nouvelle phase s'ouvre. Contrariés du passage à GNOME3, certains irréductibles de GNOME2 ont récupéré l'ensemble du projet et ont créé, avec ce code, un bureau: MATE. MATE s'est voulu la continuation de GNOME2, alliant modernisation du code et respect d'une transition en douceur. D'un coup, la situation de 2010 redevenait possible avec le progrès accumulé depuis 4 ans.

La révolution d'Apple

Parallèlement à l'historique de l'accessibilité du logiciel libre, il faut parler de l'apport d'Apple dans l'écoszstème du numérique. Pour la première fois, les personnes déficientes visuelles peuvent acheter, dans un commerce grand public, du matériel nativement accessible. Dès l'ouverture du paquet, il suffit d'une manipulation pour avoir un retour vocal. L'appareil se commande à la voix. On peut y connecter un afficheur braille. Bref, une merveille!

Cette innovation, totalement disruptive, a définitivement enterré les solutions spécialisées. Combinée à la défiance de la population face aux innovations coûteuses et qui n'en sont pas toujours une, a créé un rejet brutal des technologies spécialisées en matière d'informatique.

La synthèse par l'universalité

En résumé, le public déficient visuel espère désormais pouvoir accéder à la même chose que les autres, sans se poser de questions. En parallèle, le logiciel lib!e offrait ;a possibilité d'un modèle çconomique gagnant-gagnant, où le prix d'achat du matériel pouvait inclure du service et servir à mobiliser des fonds pour soutenir l'accessibilité de logiciels gratuits. Parallèlement encore, toutes les briques étaient présentes pour l'universalité: braille, retour vocal, basse vision, bureau classique. Il suffisait de les rassembler, d'y croire, et de rêver.

C'est ce qu'ont fait les fondateurs de Hypra. Leur Système à Accès Universel offre un bureau classique utilisable par tous et compatible avec les systèmes Windows ou Android. Mais nativement, il inclut également un lecteur d'écran, aux raccourcis identiques à Jaws ou NVDA. Il inclut aussi la compatibilité avec des dizaines de plages braille et de bloc-notes. enfin, sur le bureau, tout un tas de paramètres très puissants permettent une fine personnalisation des couleurs, des polices, de la taille des caractères, du curseur ou de la souris. Et pour ceux voulant commencer à bas niveau, le bureau peut renommer des icônes, faire disparaîsre des menus/catégories/barres, etc.

Avec ce système, une personne voyante peut perdre la vue sans changer de poste, en activant simplement l'aide technique dont elle a besoin, temporairement ou définitivement. Une personne peut débuter avec une interface ultrasimple et limitée, avant de diversifier ses usages via un bureau plus standard, pour ensuite défier les limites du système et ses 20000 applications disponibles (issues du catalogue Debian).

Et progresser est le matre mot d'Hypra. C'est pour aider à cette perspective qu'avec l'achat du matériel, sont offertes des heures de cours, sur place ou à distance, et un forfait d'assistance pour répondre aux questions, dépanner à distance, etc.

Le Système à Accès Universel sunthétise donc bureau, basse vision, cécité en braille en vocal, standard ou simplifié, dans un environnement flexible, intéfré et assorti d'un soutien humain. Il synthétise donc ce que l'écosystème Linux fait de plus adapté au grand public. Et il y contribue, afin de le maintenir à un niveau qualitatif égal à NVDA.

Bien sûr, il est en progrès constant. La compatibilité avec l'Iphone reste compliquée, Itunes étant indisponible. On ne peut prétendre faire des opérations avancées en montage musical.

Mais les perspectives de progrès existent: insertion c'un outil de transcription braille-normal double sens; exploration tactile des contours d'une forme, tests de non régression sont autant de projets dans les cartons de la start-up, en voie d'être financés.

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